mardi, 08 septembre 2009

Orange : le début de la fin ?

France Télécom et Deutsche Telekom ont annoncé ce midi le début de négociations exclusives en vue de fusionner T-Mobile UK et Orange UK au Royaume-Uni dans le cadre d'une co-entreprise détenue à 50/50. Les marques T-Mobile et Orange seront maintenues séparément durant les premiers 18 mois d'existence de la nouvelle entité. Durant cette période, l'équipe dirigeante examinera les options envisageables en matière de stratégie de marque, afin de formuler une recommandation soumise à l'approbation des co-actionnaires.

On rappelera que suite à l'acquisition de la société de téléphonie mobile Orange au Royaume Uni, le Groupe France Telecom a décidé de faire progressivement d'Orange sa marque mondiale, c'est ainsi qu'en France :

  • la marque mobile Itineris est devenue Orange,
  • plus récemment la marque internet Wanadoo à laisser la place à Orange.

Dans le même temps, le Groupe France Telecom a décidé de refaire son identité visuelle autour de la couleur "orange" associée à la couleur "noir".

Si la marque "orange" devait disparaître au Royaume Uni, c'est donc le positionnement même du groupe France Telecom qui serait ébranlé !

samedi, 05 septembre 2009

Un déficit vertigieux !

Le déficit du budget de l'Etat français a plus que doublé au cours des douze derniers mois. Il atteignait 109 milliards d'euros au 31 juillet contre 51,4 milliards un an plus tôt !

On nous expliquera que cette évolution est due à la crise économique et au plan de relance.

Oui, mais comme dans la fable de la fontaine, à force de chanter tout l'été et de dépenser sans compter notamment avec le bouclier fiscal, les allégements de charge sur les successions, et plus récemment la baisse de la TVA sur la restauration, nos dirigeants se sont trouvés encore plus en difficultés avec la crise.

Or gouverner, c'est prévoir !

dimanche, 29 mars 2009

5 propositions de régulation des multinationales

Dans le cadre de leur campagne intitulée « Hold-up international : halte à l’impunité », les ONG CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) et Oxfam-France font les propositions suivantes.

« Si de nombreux États de l’Union européenne, dont la France, ont déjà pris des mesures en faveur d’une plus grande responsabilité sociale, fiscale et environnementale des entreprises, un cadre européen harmonisé fait cependant toujours défaut », estiment les deux ONG, qui souhaitent obtenir que l’Union européenne s’engage dans une régulation contraignante des entreprises à travers les mesures suivantes :

  • Lutter contre l’impunité des sociétés mères
  • Prévenir les risques sociaux et environnementaux en exigeant des entreprises qu’elles exercent leur devoir de diligence auprès de leurs sous-traitants et fournisseurs.
  • Exiger des entreprises la publication d’un rapport sur les impacts de leurs activités en termes sociaux, environnementaux et de respect des droits humains.
  • Réviser les normes comptables internationales pour exiger des multinationales qu’elles rendent compte, dans chaque pays où elles opèrent, de leurs activités, de leurs bénéfices et des impôts qu’elles paient.
  • Mettre fin aux structures opaques des paradis fiscaux en éliminant les sociétés écrans du territoire européen et des territoires d’outre-mer, à travers la création d’un registre européen permettant d’identifier les propriétaires et bénéficiaires véritables de chaque entité juridique créée.

jeudi, 19 mars 2009

On est en train d’accentuer des déséquilibres sur du long terme

Autre extrait de l'interview de François BAYROU publié dans le quotidien Libération

"Je suis surtout très inquiet de l’état des finances publiques. Les mesures de relance doivent être temporaires, «one shot» comme on dit, et pas pérennes, pour ne pas creuser le déficit sur la durée. Or, on est en train d’accentuer des déséquilibres sur du long terme en maintenant des cadeaux aux plus favorisés et en supprimant un certain nombre de recettes. De tout cela, on se mordra les doigts."

On peut ajouter (source AFP) que :

  • le ministre du Budget Eric Woerth a estimé aujourd'hui que le déficit de la Sécurité sociale devrait se situer "aux alentours de 18 milliards d'euros" en 2009, en hausse par rapport aux précédentes estimations.
  • Il y a un mois, ce même Ministre avait affirmé que : "Le déficit de la Sécurité sociale "frôlera les 15 milliards d'euros en 2009"
  • cela fait donc sur la seule Sécu 3 milliards de déficit de plus en un mois, soit + 20 % !

mercredi, 18 mars 2009

La puissance économique et monétaire de l’Europe à l’épreuve de la crise

Dans le cadre des Journées de l'Europe organisées par le Mouvement Européen - France, en partenariat avec l'association HEC Débats, sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines) les 16, 17 et 18 mars prochains,

la troisième table ronde qui se tiendra le mercredi 18 mars de 17 h 30 à 19 h aura pour thème 

« La puissance économique et monétaire de l’Europe à l’épreuve de la crise »

Les tentations de sorties de crise individuelles pour les Etats sont grandes, l’Europe qui s’est construite sur des collaborations économiques et monétaires vit donc un moment critique. La crise ne révèle-t-elle pas l’importance persistante de problématiques budgétaires nationales qui montrent que l’économie européenne demeure secondaire par rapport à la sauvegarde des économies nationales ?
Dès lors, l’affirmation de l’Europe ne passe-t-elle pas par d’autres ressorts (diplomatiques, militaires, négociations commerciales, aboutissement du cycle de Doha) ?

Invités:

  • Bertrand BADRE, Directeur des Finances du Groupe Crédit Agricole (sous réserve)
  • Pierre SIMON, Président Eurochambres (sous réserve)
  • Nicolas VERON, Economiste au sein du think tank Bruegel


Débat animé par Françoise CROUÏGNEAU, Journalise à La Tribune, Présidente de l'Association des Journalistes Economiques et Financiers

dimanche, 15 mars 2009

des éclaircissements et réponses nécessaires / nomination de F. Pérol

D'après dépêche AFP d'aujourd'hui

François Bayrou, président du MoDem, a instamment demandé aujourd'hui des "éclaircissements et réponses" concernant la nomination de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, à la tête du groupe Caisse d'Epargne-Banque populaire.

Dans une déclaration à l'AFP, le député des Pyrénées-atlantiques :

  • assure que "les éléments qui s'accumulent dans l'affaire Pérol obligent à des éclaircissements qui ne peuvent plus être différés".
  • cite l'audition du président de la commission de déontologie jeudi devant la commission des lois de l'Assemblée. Olivier Fouquet a indiqué que sa commission avait envisagé une démission collective. "Ils ont renoncé à le faire uniquement pour éviter que d'autres abus de droit puissent être commis",
  • "Tout cela ne peut plus être écarté d'un revers de main et doit donner lieu à des éclaircissements et des réponses", ne pas saisir la commission dans un tel cas est "un délit pénal".

Il se réfère également à un article paru samedi dans le site Mediapart, accusant M. Pérol d'avoir "reçu entre 1,5 et 2 ME d'émoluments pour les conseils apportés au moment de la création de Natixis" (filiale commune de Caisse d'Epargne et Banque populaire). Interrogée par l'AFP samedi sur cette accusation, une responsable de communication de M. Pérol avait affirmé que "les informations de Médiapart étaient mensongères" et fait part de son intention de saisir son avocat "afin de poursuivre Médiapart en diffamation".

samedi, 07 mars 2009

Ce n’est pas l’Europe qui est incapable d’agir, c’est l’incapacité à faire l’Europe que nous payons aujourd’hui

La Présidence française de l’UE, avec l’appui des Pays-Bas ou de l’Italie, a prôné des solutions européennes, en proposant notamment la création d’un fonds commun à tous les Etats membres. Mais en envoyant des signaux contradictoires, en caressant la tentation – paradoxale - de se débarrasser des règles de concurrence ou du pacte de stabilité au moment même où elle prônait le retour de la règle, la France n’a pas convaincu l’Allemagne.

Une réponse européenne est nécessaire qui rompe enfin avec des années d’ersatz, de faux semblant et de pseudo-Europe. Après les succédanés de la stratégie de Lisbonne et les petits pas du traité du même nom, il est temps de s’atteler à un sursaut. Trois questions sont sur la table :

  1. Sommes nous prêts à donner enfin à l’Union européenne les moyens juridiques et matériels d’exister ? Quand le sauvetage d’une seule banque allemande aboutit à dépenser en une semaine l’équivalent du budget communautaire annuel, les querelles antérieures pour savoir si nous pouvons porter ce budget de 1,13 à 1,17 % de notre PIB paraissent bien dérisoires ! L’Union européenne a besoin d’un budget conforme à ses ambitions, susceptible de soutenir l’investissement. Ce pas en avant justifierait à lui seul un pouvoir politique organisé, et des contrôles démocratiques accrus.
  2. Que reste-t-il de « l’économie sociale de marché » qui, dans les années cinquante / soixante, a permis le redressement du continent en assurant la cohésion sociale ? L’Union européenne a besoin d’une fiscalité juste, redistributive qui lutte contre les inégalités sociales. La dignité humaine qu’elle affirme dans la charte ne saurait être qu’une déclaration en l’air. Le scandale des travailleurs pauvres n’est pas digne de l’Europe.
  3. Comment préserver la liberté d’entreprendre et de commercer, si précieuse pour créer des richesses ? Comment expliquer la valeur des règles de concurrence et la sagesse de la discipline budgétaires à un moment où elles semblent la cause de nos malheurs ? Le danger majeur de cette crise serait de jeter les principes d’ouverture aux orties sous prétexte que des abus ont eu lieu.

Ou les autorités répondent à ces questions sans détours, ou les sociétés européennes risquent bien d’être prêtes pour n’importe quelle aventure abracadabrante. Et cette fois-ci, il ne s’agirait plus d’Histoire.

Sylvie GOULARD, Présidente du Mouvement Européen France (extrait éditorial du Courrier Européen n° 11)

jeudi, 05 mars 2009

Appel au pouvoir d'initiative de la Commission en faveur d'un emprunt européen

Nathalie Griesbeck, Députée européenne Grand Est et membre de la Commission des budgets au Parlement européen, réagit aux déclarations du Commissaire européen en charge des Affaires économiques, Joaquin Almunia, qui s'est déclaré hier favorable à l'idée d'un emprunt européen tout en indiquant que le projet serait peu réaliste en raison de l'opposition de certains Etats membres.

Nathalie Griesbeck qui a très tôt soutenu, avec François Bayrou, l'idée de mettre en oeuvre un emprunt européen pour assurer la solidarité du peuple européen face à la crise, demande à la Commission européenne d'user avec panache de son pouvoir d'initiative législative plutôt que de s'aligner sans réelle détermination politique derrière la position du Conseil des Chefs d'Etat et de gouvernement.

  • "La crise actuelle démontre combien l'Union européenne constitue une chance pour nos concitoyens",
  • "en plus de l'Euro, qui constitue déjà un rempart de l'Union européenne contre l'écroulement du pouvoir d'achat des Européens, il convient désormais d'élargir cette solidarité en instaurant un système de gestion commun de la dette publique"
  • "là où il y a une volonté politique, il y a la possibilité d'agir en adaptant très rapidement les procédures européennes".

mardi, 24 février 2009

Analyse macroéconomique de la crise par Jean Peyrelevade

Jean Peyrelevade

donnera une conférence sur le thème
« Analyse Macroéconomique de la crise »

le jeudi 12 mars 2009 de 18h15 à 20h
A l'Ecole des Mines, 60, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris

conférence payante organisée par  X Mines Consult

 

lundi, 23 février 2009

Une nomination annoncée qui serait illégale !

François Bayrou a affirmé hier que :

  • la "nomination annoncée" du secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, à la tête de la banque issue de la fusion entre la Caisse d'Epargne et les Banques Populaires était "illégale".
  • "Tous les textes, à la fois de déontologie et du code pénal, indiquent qu'il est interdit à une personne ayant exercé l'autorité publique sur une entreprise privée, qu'elle soit fonctionnaire ou agent temporaire, d'exercer quelque fonction que ce soit dans cette entreprise avant un délai de trois ans révolus".
  • "M. Pérol a joué un rôle actif dans le dossier (...) jusqu'à convoquer jeudi dernier les dirigeants des deux entités dans son bureau" à l'Elysée. Il est donc impossible, interdit et illégal", "que cette nomination soit confirmée".
  • "Au demeurant, cela signifie que Nicolas Sarkozy et ses proches reprennent au plus haut degré les pires habitudes de mélange entre l'Etat, le pouvoir et ses clans et le monde économique. Cela ne peut être accepté".

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