mardi, 13 mai 2008
Nouveau dérapage du commerce extérieur
Le déficit commercial français s'est à nouveau creusé en mars 2008 pour atteindre 4,75 Milliards d'euros (2,8 Mds € en février 2008) :
- les exportations ont fléchi de 2,2 Mds € à 34,37 Mds €
- les importations restaient quasiment stables : en baisse de 0,2 Mds € à 39,12 Mds €.
Le déficit cumulé sur les 3 premiers mois de l'année 2008 a atteint 11,0 Mds €, soit une augmentation de plus de 40 % par rapport à l'année 2007.
A un mois du début du BAC, on voit que les résultats de l'élève Sarkozy ne sont pas brillants !
08:09 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : déficit, exportation, importation, consommation, balance, échange
mercredi, 07 mai 2008
Réhabiliter l'impôt en s'attaquant vraiment aux niches fiscales
Comme le souligne Dominique Seux dans une tribune "Niches fiscales : un rabotage symbolique" publiée aujourd'hui dans Les Echos, "le gouvernement court un risque : celui d'être accusé, une fois de plus, de faire beaucoup de bruit pour peu" :
- Christine Lagarde fait a priori acte d'une certaine audace en s'attaquant à son tour à cette particularité bien connue de notre système de prélèvements. « Il y a aujourd'hui plus de 359 niches fiscales », avait-elle indiqué le 16 avril en annonçant un examen à l'issue duquel serait décidée « l'opportunité de les supprimer ou de les plafonner ». La lecture du rapport que la ministre a remis hier au Parlement permet d'imaginer que son avenir sera chahuté autant pour ce qu'il contient que pour.... ce qu'il ne contient pas. Car tous ceux qui attendaient un grand soir seront déçus. Loin de dresser un état complet des lieux, Bercy limite l'analyse à cinq « niches » concernant trois dispositifs : les investissements outre-mer, la loi Malraux sur le patrimoine et le régime des loueurs en meublés professionnels. A chaque fois est seulement proposé un plafonnement ou une évolution de l'avantage fiscal dont bénéficient les contribuables.
- Le plafonnement de certains avantages discutables n'est pas rien, mais on est loin de la revue générale des prélèvements obligatoires évoquée un temps. Des parlementaires ont d'ores et déjà averti de leur intention de se faire entendre pour aller plus loin, notamment vers un impôt minimum.
On peut également souligner que le gouvernement devrait commencer pas se soucier des niches fiscales qu'il a lui même créées, et notamment celle permettant une déduction à l'ISF jusqu'à 75 % des montants investis dans des PME ou des fonds éligibles, disposition sur laquelle communiquent beaucoup les journaux patrimoniaux et un certain nombre de sociétés spécialisées.
On permet ainsi aux plus riches d'investir en faisant financer via l'Etat, et donc via les autres citoyens moins riches, 75 % de leur placement. On objectera qu'il faut financer les PME et que ces placement sont relativement risqués, mais on aurait aussi pu proposer à l'ensemble des français de financer le développement des PME françaises via des fonds avec une petite carotte fiscale (du temps de Monory, une réduction d'impôt de 25 % plafonnée était offerte dans les placements dans les CEA).
Plus généralement, une grande partie des déductions fiscales offertes par l'Etat servent au final à enrichir des sociétés qui se spécialisent sur des montages fiscaux en prenant des marges confortables.
A quand un vrai remise à plat de tous les niches fiscales ?
19:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : niche, réduction, impôt, dom, bercy, isf
vendredi, 02 mai 2008
Le marché du travail, ça ne marche pas comme au régiment, à cinq heures tout le monde dans la cour !
«Le marché du travail, ça ne marche pas comme au régiment, à cinq heures tout le monde dans la cour! C'est plus subtil que ça». Cet avertissement au sujet du projet du gouvernement d'introduire un système de sanctions pour les chômeurs est signé Jacques Delors, président du Conseil pour l'emploi, les revenus et la cohésion sociale (CERC).
Interrogé sur le projet du gouvernement, Jacques Delors a indiqué, en marge d'une audition devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, qu'il n'était «pas contre, mais c'est une question d'application nuancée». «L'idée est de stimuler la recherche d'emploi mais encore faut-il savoir à qui vous vous adressez: la situation n'est pas la même si vous êtes un cadre aux qualifications très recherchées, ou si vous êtes un ouvrier qui a le sentiment d'avoir été dépouillé de toute sa qualification après un licenciement», souligne l’ancien président de la Commission européenne.
17:01 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : delors, cerc, emploi, chômage, cadre, employé, boulogne
mardi, 29 avril 2008
Inquiétude sur l'avenir du commerce de proximité
Des députés UMP ont exprimé aujourd'hui, en réunion de groupe à l'Assemblée nationale, leurs inquiétudes sur l'avenir du petit commerce, menacé selon eux par l'aménagement de l'implantation commerciale prévu dans le projet de loi de modernisation de l'économie (LME).
Selon des participants à la réunion, le député Jean-Marie Binetruy (Doubs) a émis de forts doutes sur l'amélioration du pouvoir d'achat mise en avant par le gouvernement pour justifier cet aménagement et estimé que cela risquait de "tuer le petit commerce".
Il a été relayé par plusieurs de ses collègues, dont l'ancien ministre des PME Christian Jacob (Seine-et-Marne), qui redoute "une déstabilisation de l'urbanisme commercial".
Le texte LME, qui sera examiné le 13 mai dans l'hémicycle, prévoit en effet d'aménager la loi Raffarin sur l'implantation commerciale, avec un relèvement de 300 m2 à 1.000 m2 du seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation et une division par deux des délais d'examen des demandes.
Comment en effet croire, comme le laisse entendre Christine LAGARDE, q'en multipliant les surfaces commerciales, déjà très importantes dans notre pays, on va à la fois améliorer le pouboir d'achat des français et relancer l'économie.
On sait en effet que les grandes surfaces ont déjà tendance à privilégier des produits importés pour des questions de prix. Par ailleurs, les entrées de beaucoup de villes et de villages sont déjà souvent défigurées par des zones commerciales...
16:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : supermarché, magasin, épicier, surfaces, raffarin, ump
lundi, 28 avril 2008
Déficits : la France lanterne rouge en Europe
Comme le souligne le quotidien Le Monde, Paris s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne en position de cancre de la zone euro pour les déficits publics.
Dans ses prévisions de printemps, publiées aujourd'hui, la Commission européenne s'attend en 2008 à une augmentation du déficit français à 2,9 % du PIB, passant en 2009 à 3 %, soit exactement la limite maximale tolérée dans l'Union européenne. Paris table, pour l'heure, sur un déficit ramené cette année à 2,5 % et à 2 % l'an prochain.
La situation est jugée suffisamment préoccupante à Bruxelles pour que la Commission envisage de lancer une mise en garde précoce à Paris. C'est ce qu'a indiqué lundi le commissaire à l'économie Joaquin Almunia, affirmant que "la situation de la France est la plus préoccupante dans la zone euro".
La Commission dit prévoir pour la France une croissance de 1,6 % cette année et 1,4 % l'an prochain. Le gouvernement table ainsi pour 2008 sur une croissance de 1,7 à 2 % avec un déficit de 2,5 %, et l'an prochain sur 1,75 à 2,25 % avec un déficit réduit à 2 %.
La question se pose désormais de savoir si le gouvernement est toujours en mesure de tenir son pari d'un retour à l'équilibre de ses comptes à l'horizon 2012, après avoir déjà obtenu de facto un report de cet objectif qui, à l'origine, avait été fixé à 2010 pour tous les pays de la zone euro. Au-delà de 3 %, un Etat membre de l'UE s'expose à une procédure de la Commission pour déficit excessif, avec une série de recommandations à la clé, puis à se voir infliger une amende par ses pairs européens.
Selon la Commission, la France sera le plus mauvais élève de la zone euro en matière de déficits, tant cette année que la suivante. L'Allemagne ne devrait enregistrer qu'un trou limité à 0,5 % cette année, ramené à 0,2 % la suivante. Même l'Italie, confrontée à un trou d'air du côté de la croissance, devrait mieux s'en tirer de l'avis de la Commission, avec un déficit de 2,3 % cette année, puis de 2,4 % l'an prochain.
Rappelons que François BAYROU avait mis la réduction des déficits publics en tête de ses priorités pour l'avenir de la France.
17:07 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : budget, commission, européenne, croissance, euro
lundi, 07 avril 2008
Il est urgent de réduire le déficit budgétaire
Lors du Grand rendez-vous Europe1-TV5-Le Parisien, François Bayrou a souligné l'urgence de réduire le déficit budgétaire :
- la réduction annoncé de 7 milliards de dépenses n'est en fait que de 5 milliards, une partie de la réduction étant réaffecté, et ne compense même pas le paquet fiscal,
- dans le même temps, à la suite du discours du Président annonçant la fin de la publicité sur les télés publiques, c'est une dépense supplémentaire d'un milliard qui pèsera chaque année sur le budget de l'Etat.
Dans ce domaine, le PS n'est pas sérieux quand il parle de politique de rigueur. S'agissant de la motion de censure PS et PRG qui doit être débattue mardi au Palais Bourbon : "Sur la politique économique et sociale, il s'agit de dire grosso modo qu'il ne faut pas faire d'économies, et je suis en désaccord avec cela".
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
08:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, démocrate, mouvement, ump, ps
dimanche, 06 avril 2008
7 Milliards, c'est beaucoup ... mais peu au regard d'un déficit de 50 Milliards
Alors que les déficits publics dérapent, Nicolas Sarkozy a présenté vendredi 166 mesures qui doivent faire économiser 7 milliards d'euros à l'Etat d'ici 2011, dont "plus d'un milliard" doit être redistribué aux fonctionnaires en contrepartie de suppressions de postes.
Certains commentateurs, notamment au PS, ont parlé de rigueur, mais permettons-nous de souligner que :
- une réduction de 7 milliards représente moins de 2 % des dépenses du budget de l'Etat, c'est-à-dire, moins que l'inflation,
- l'objectif est annoncé pour l'année 2011, c'est-à-dire dans 3 ans, ce qui représente donc un "effort" d'environ 2 milliards par an, soit seulement 0,5 % des dépenses annuelles !
- avec un déficit budgétaire annoncé à 50 milliards d'euros sur l'année 2007, 7 milliards ne représente que 15 % de ce déficit,
- le paquet fiscal voté l'année dernière, dont la grande majorité des économistes soulignent l'inefficacité, représente une baisse de 15 milliards des recettes chaque année, soit plus de 2 fois l'impact des 166 mesures de Sarkozy.
Sauf à considérer que le gouvernement actuel, contrairement à ce qu'il proclame, ne sait pas réformer l'Etat (il est vrai que le nombre de postes de Secrétaires d'Etat a été multiplié), il semble donc qu'il faudra bien un jour oser jouer sur les recettes fiscales, et notamment remettre en cause un certain nombre de déductions fiscales, afin de pouvoir réduire significativement le déficit budgétaire.
Hervé Chefdeville
17:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : déficit, budget, etat, dépense, recette, sarkozy, ump
samedi, 29 mars 2008
Le moral des français au plus bas
L’Insee a annoncé hier que l’indicateur mesurant le moral des ménages a reculé d’un point à - 36 contre - 35 en février. Chiffre d’ailleurs assez étrange : le chômage est à un niveau historiquement bas, les industriels semblent rester confiants. Mais les ménages eux, s’enfoncent dans la sinistrose.
Les spécialistes prennent bien garde de tracer un lien direct entre le moral et croissance. La corrélation n’a pas toujours été directe dans le passé. Pourtant, certains économistes notent qu’il est difficile d’imaginer que les comportements de consommation ne soient pas affectés.
L’Insee note dans son enquête mensuelle que «les ménages ne sont plus optimistes sur les perspectives d’évolution de leur niveau de vie» et que «l’opportunité de faire des achats importants» s’éloigne. Sans compter que les Français considèrent que leur situation financière s’est dégradée.
Autant dire que le message diffusé par le gouvernement toute la semaine, sur le mode «la France résiste mieux que les autres pays à la crise», et «l’économie ne va pas si mal», pourrait commencer à sonner un peu faux.
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
15:47 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : insee, chomage, industriel, prix, gouvernement, économie
vendredi, 28 mars 2008
Le déficit public français s'est encore aggravé en 2007
On le craignait, le Ministre du budget Eric Woerth l'a annoncé ce matin : un déficit public français de 2,7% du PIB en 2007, au lieu des 2,4% prévus initialement.
La hausse du déficit public en 2007 sera de l'ordre "d'une cinquantaine de milliards d'euros" sur la base d'une dépense d'environ 950 milliards d'euros, a déclaré, vendredi 28 mars sur RTL, le ministre du budget, Eric Woerth. Un déficit public (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale) en hausse à 2,7% du PIB en 2007, alors que le gouvernement tablait initialement sur 2,4%.
Le ministre du budget n'a pas donné davantage de précisions sur la révision à la baisse de la prévision de croissance de la France en 2008, qui sera comprise entre 1,7 et 2%. Ce alors que le budget 2008 a été bâti sur une hypothèse de croissance de 2,25% :
"Dans ce contexte économique extrêmement difficile, les finances publiques ne peuvent pas être en équilibre en 2010", a poursuivi le ministre en référence aux engagements pris par la France auprès de ses partenaires européens. La France avait initialement promis de revenir à l'équilibre dès 2010 mais a finalement obtenu des autres Etats membres de l'UE un délai jusqu'en 2012 au cas où sa croissance ne serait pas assez forte.- "L'objectif c'est l'équilibre des finances publiques en 2012, nous ferons tout pour cela et ça passe par une maîtrise intraitable de la dépense publique".
C'es bien d'annoncer maintenant une "maîtrise intraitable de la dépense publique", mais qu'à fait le gouvernement depuis près d'un an, et pourquoi avoir décider de baisser certains impôts avant d'avoir d'engagé une maitrise des dépenses !
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
11:38 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : etat, sécu, woerth, dépenses, impôts, équilibre, gouvernement
mercredi, 19 mars 2008
Depuis 25 ans, nous vivons au-dessus de nos moyens
Jean Peyrelevade était l'invité des Grands Débats de BFM, le lundi 17 mars 2007.
Interrogé par Nicolas Doze sur le bilan du pouvoir, Jean Peyrelevade a :
- estimé que "la politique de Nicolas Sarkozy manque de lisibilité car elle manque de principes directeurs".
- mis en avant les "deux défauts fondamentaux de l'économie française" que sont "le déficit des finances publiques qui ne se réduit pas, or un Etat impécunieux est un Etat impuissant" et la "perte de compétitivité formidable de notre appareil productif depuis 2000" dont "le déficit du commerce extérieur est un signe."
- souligné que "ce sont les deux priorités sur lesquelles il faudrait agir", en remarquant que "sur ce terrain-là, la majorité actuelle manque de lisibilité car elle manque d'un diagnostic clair. Quant à la gauche, le discours positif sur ces deux sujets est totalement absent des discours officiels du Parti Socialiste".
Il a par ailleurs noté "qu'il y a une sorte de discordance profonde entre le verbe du Gouvernement et son action réelle" :
- "On parle sans arrêt de réformes et je reconnais que certaines d'entre-elles sont importantes, en tout cas dans l'ordre symbolique, la réforme des régimes des retraites, la réforme des universités…"
- mais "sur les sujets centraux : déficit public et compétitivité des entreprises, non seulement rien ne se passe mais la situation continue à se dégrader et va continuer à se dégrader"
Jean Peyrelevade s'est livré à un triple pari sur la future situation économique de la France :
- "Je parie qu'en 2008, les dépenses publiques vont continuer à augmenter plus vite que le PIB, c'est à dire que le déficit budgétaire ne se réduira pas".
- "Je parie qu'en 2008, le déficit du commerce extérieur va continuer à augmenter et que les marges des entreprises françaises vont continuer à diminuer
- et donc je parie qu'à la fin 2008, nous serons dans une situation encore plus dégradée
"Je constate que depuis un an, le mot de réforme est incantatoire" a insisté Jean Peyrelevade, "il cache la réalité que depuis 25 ans, nous vivons au-dessus de nos moyens".
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
16:00 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : déficit, compétitivité, peyrelevade, modem, démocrate, ps, gauche









