dimanche, 08 novembre 2009

Quand l'UMP s'allie avec le Parti Communiste chinois

Quelques jours avant l'anniversaire de la chute du Mur de Berlin, et alors même que la Chine continue d'occuper le Tibet, de restreindre la liberté d'expression dans son pays, et de soutenir le régime soudanais, Xavier Bertrand, qui doit regretter les voyages ministériels, a effectué fin octobre une voyage en Chine.

A cette occasion, Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a signé un protocole inédit entre son parti et le Parti communiste chinois (PCC).

M. Bertrand a déclaré à l'AFP :

  • "Ce protocole veut dire une meilleure compréhension, une meilleure connaissance et beaucoup plus d'échanges" entre le parti communiste au pouvoir en Chine et le parti de droite au pouvoir en France,
  • "Cela veut dire, sur de nombreux sujets, ... multiplier les échanges entre dirigeants mais aussi entre cadres et élus du parti",
  • UMP et PCC ont décidé que tous les deux ans, une fois en Chine, une fois en France, serait organisé "un événement qui donnerait un relief particulier à ce protocole",
  • "Ce que l'on veut dans cette nouvelle étape du dialogue stratégique" entre la France et la Chine, "c'est que les partis puissent se rapprocher, puissent se parler".

M. Bertrand a visité mercredi l'Ecole des cadres du PPC, parti unique de 76 millions de membres qui règne d'une main de fer sur cet immense pays depuis 60 ans.

Quelle victoire pour les dirigeants chinois, et quelle défaite pour les défenseurs des droits de l'homme !

On pourrait avoir du mal à le croire, mais c'est bien la réalité : l'UMP se marie bien avec  le dernier parti totalitaire du monde (avec le PC nord-coréen), celui qui a dirigé la révolution culturelle et provoqué la mort de centaines de millions de Chinois.

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Le président soudanais remercie chaleureusement la Chine pour son soutien

Selon une dépêche AFP de ce jour

Le président soudanais Omar el-Béchir a exprimé dimanche son "extrême appréciation" pour le soutien face aux conflits intérieurs soudanais apporté par la Chine, l'un des principaux partenaires économiques et amis de Khartoum sur la scène internationale.

Le président soudanais est sous le coup d'un mandat d'arrêt international de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan en guerre civile depuis 2003.
 
Plusieurs pays africains et arabes, ainsi que la Chine, critiquent ce mandat d'arrêt émis le 4 mars dernier, en dépit duquel M. Béchir s'était déjà rendu le 25 mars en visite au Caire pour être reçu par le président Hosni Moubarak.

dimanche, 01 novembre 2009

Il y a eu loin de la parole aux actes

En mars 2009, Christine Boutin déclarait qu’il n’y aurait “plus d’expulsion sans relogement”. Depuis lors, il y a eu loin de la parole aux actes, alors que toutes les données ne peuvent qu’inquiéter sur le traitement qui est infligé aux familles fragilisées.

Loin des déclarations, les chiffres 2008 sont têtus : 135 000 assignations* au tribunal et 102 000 jugements d’expulsions, 58 904 commandements à quitter les lieux, 41 054 décisions de préfets accordant recours à la force publique, 11 294 interventions effectives de la force publique sont à déplorer. Ces données sont pour l’essentiel en progression, et il y a fort à parier que les chiffres 2009 (qui seront connus en 2010) alourdiront encore la sinistre addition.

Au-delà, la Fondation Abbé Pierre — que ce soit grâce à sa plateforme téléphonique de prévention des expulsions (0810 001 505, près de 1 500 appels depuis la création du service) ou dans ses lieux d’accueil — constate une dégradation de la situation des ménages avec un seul adulte avec ou sans enfant, leur méconnaissance des possibilités d’aide ou de recours et la paupérisation des personnes ne disposant que d’un travail temporaire, de missions d’interim, de temps partiel ou de chômage.

Malgré ce contexte, le moratoire, proposé par le Collectif des Associations Unies — et particulièrement par la Fondation — a été rejeté par le Gouvernement. Il reposait pourtant sur d’incontestables constatations :

  • la crise économique et financière, en privant 600 000 personnes de leur travail, a singulièrement compliqué la situation de nombreux ménages,
  • la prévention des expulsions est une priorité revendiquée du Gouvernement,
  • la loi Dalo retient comme prioritaires… les ménages menacés d’expulsion.

La cohérence, le respect des engagements et l’attention portée aux victimes de la crise auraient pourtant dû entraîner une réaction moins frileuse en adoptant ce moratoire.

Face au mutisme ou aux déclarations contredites par les faits, la Fondation Abbé Pierre alerte à nouveau le Gouvernement et en appelle à des mesures énergiques de protection des familles les plus modestes.

vendredi, 30 octobre 2009

Réagir face à ces agissements dignes d’un régime mafieux

A la veille de l’élection présidentielle, le 24 octobre 2009, Zine el-Abidine Ben Ali, candidat à sa propre succession pour un cinquième mandat, avait averti publiquement ses détracteurs que la loi serait "appliquée contre quiconque émettra des accusations ou des doutes concernant l’intégrité de l’opération électorale, sans fournir de preuves concrètes". Une fois le chef de l’Etat réélu avec 89,62% des voix le 25 octobre, les hommes de main du régime n’ont pas tardé à mettre ces menaces à exécution.

« L’arrestation de Taoufik Ben Brik et l’agression de Slim Boukhdhir constituent des violations inacceptables de la liberté d’expression. Nous appelons la communauté internationale à réagir face à ces agissements dignes d’un régime mafieux, au lendemain de la réélection de Zine el-Abidine Ben Ali », a déclaré Reporters sans Frontières.

  • Le 29 octobre, le journaliste Taoufik Ben Brik a été arrêté alors qu’il était convoqué à 10h pour la prétendue agression d’une femme dans la rue la semaine passée. Tout porte à croire qu’il s’agit d’une affaire montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste, connu pour ses articles critiques à l’égard du président Ben Ali. Il a été transféré au centre de détention de Bouchoucha à Tunis. Il devrait être présenté aujourd'hui devant un juge.
  • Le 28 octobre, vers 19h30, le journaliste indépendant Slim Boukhdhir a, quant à lui, été agressé par cinq hommes en civil dans le quartier du Bardo à Tunis, alors qu’il descendait de taxi pour rentrer à son domicile. Deux heures plus tôt, le journaliste avait été interviewé par la BBC pour discuter du rapport de Reporters sans frontières suite à la mission de l’organisation en Tunisie. Il a dénoncé l’impossibilité, pour les journalistes indépendants, de faire leur travail.

mardi, 27 octobre 2009

La France recule encore !

« La liberté de la presse doit être défendue partout dans le monde, avec la même force et la même exigence », a déclaré Jean-François Julliard, à l’occasion de la publication du huitième classement mondial de la liberté de la presse par Reporters sans frontières :

  • « Il est inquiétant de constater que des démocraties européennes comme la France, l’Italie ou la Slovaquie continuent, année après année, de perdre des places dans le classement.
  • L’Europe doit faire preuve d’exemplarité dans le domaine des libertés publiques. Comment dénoncer les violations commises dans le monde si l’on n’est pas irréprochable sur son territoire ?
  • L’effet Obama, qui a permis aux Etats-Unis de regagner 16 places, ne suffit pas à nous rassurer.
  • Dans le bas du classement, nous sommes particulièrement préoccupés par la situation en Iran. Le pays se rapproche dangereusement du trio infernal pour la liberté de la presse, constitué depuis des années par l’Erythrée, la Corée du Nord et le Turkménistan »

Le classement mondial de la liberté de la presse est établi comme chaque année par Reporters sans frontières, grâce aux centaines de journalistes et experts des médias qui ont répondu à son questionnaire. Il prend en compte les violations de la liberté de la presse commises entre le 1er septembre 2008 et le 31 août 2009.

L’Europe a longtemps été exemplaire en matière de respect de liberté de la presse, mais cette année, plusieurs pays européens reculent très nettement. Même si les treize premières places restent occupées par des Etats européens, d’autres tels que la France (43e), la Slovaquie (44e) ou l’Italie (49e), continuent leur descente, perdant respectivement huit, trente-sept et cinq places. Ils se font distancer par de jeunes démocraties africaines (Mali, Afrique du Sud, Ghana) ou latino-américaines (Uruguay, Trinidad et Tobago). Des journalistes sont encore menacés physiquement, en Italie, en Espagne (44e), mais aussi dans les Balkans, notamment en Croatie (78e) où le 23 octobre 2008 le propriétaire et le directeur marketing de l’hebdomadaire Nacional ont été tués dans un attentat à la bombe. Mais la principale menace, plus grave à long terme, vient des nouvelles législations en vigueur. De nombreuses lois promulguées depuis septembre 2008 viennent remettre en cause le travail des journalistes.

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vendredi, 02 octobre 2009

Silvio Berlusconi aux portes des prédateurs de la liberté de la presse

Lors d’une conférence de presse tenue à Rome, aujourd'hui 2 octobre 2009, Reporters sans frontières a appelé Silvio Berlusconi à cesser ses attaques et interventions contre la presse. Aux côtés de la réalisatrice Sabina Guzzanti (Viva Zapatero), l’organisation internationale a apporté son soutien aux médias visés par le président du Conseil italien.

Pour Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières :

  • “Silvio Berlusconi est en passe d’entrer dans la liste des ‘prédateurs de la liberté de la presse’ établie par notre organisation. Il s’agirait là d’une première pour un chef de gouvernement européen”,
  • “Nous allons bientôt publier la nouvelle édition de notre classement mondial de la liberté de la presse, et l’Italie a toutes les chances d’y tenir la dernière place parmi les pays de l’UE.”
  • “L’Union européenne doit clairement prendre position contre les dérives en cours en Italie et dans d’autres Etats membres. Nous espérons que le prochain sommet européen, qui se tiendra les 29 et 30 octobre, sera aussi l’occasion de rappeler à tous que l’espace européen doit être exempt de toute violation de la liberté de la presse".

Depuis plusieurs semaines, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a multiplié les pressions sur les médias et les atteintes directes à la liberté de la presse. Il réclame ainsi un million d’euros de dommages et intérêts à La Repubblica, car le journal lui demande depuis deux mois de s’expliquer sur sa vie privée et l’origine de ses relations avec une mineure et des "escort girls" qui affirment avoir participé à des fêtes dans ses villas de Rome et de Sardaigne. Trois millions d’euros sont encore réclamés au quotidien L’Unità, qui a enquêté sur un scandale de corruption lié à l’organisation de réceptions pour le chef du gouvernement.

Non content de chercher à imposer aux télévisions publiques et aux médias appartenant à son empire de presse, Mediaset, un traitement édulcoré et positif de ses activités, Silvio Berlusconi entend aujourd’hui dicter leur ligne éditoriale aux médias indépendants italiens et internationaux. Des demandes de dommages et intérêts visent le quotidien espagnol El Pais pour la publication de photos, ainsi que l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur pour un article intitulé "Sexe, pouvoir et mensonges", qui évoquait une infiltration de la mafia russe au sommet de l’Etat italien. Le président du Conseil envisage également des actions contre la presse anglo-saxonne du groupe Murdoch, mélangeant au passage ses intérêts privés avec ceux de l’Etat.

A l’initiative du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE) et du député italien Niccolò Rinaldi (ALDE), le Parlement européen a inscrit à l’ordre du jour de sa séance plénière du 7 octobre 2009 un débat sur la liberté de presse et d’information en Italie. Les députés européens des principaux groupes politiques entendent ainsi démontrer que les questions soulevées par la situation italienne constituent un enjeu qui dépasse de loin les seules frontières de la péninsule. Ce débat pourrait aboutir à une proposition de résolution soumise au vote lors de la séance plénière prévue à Strasbourg du 19 au 22 octobre 2009.

dimanche, 27 septembre 2009

La presse en danger

Reporters sans frontières dénonce le climat de peur que fait peser sur l’ensemble de la presse gabonaise l’interpellation, le 25 septembre 2009, du célèbre directeur du quotidien national L’Union, Albert Yangari.

  • "L’incident d’aujourd’hui trahit la volonté des autorités de Libreville d’intimider les journalistes qui osent enquêter sur les sujets dérangeants.
  • L’Union a acquis au cours de ces trois derniers mois une intéressante liberté de ton que le gouvernement devrait encourager plutôt que sanctionner.
  • Nous exhortons notamment le ministre de l’Intérieur, Jean-François Ndongou, et la ministre de la Communication, Laure-Olga Gondjout, à faire preuve de hauteur en respectant la pluralité des opinions".

L’Union a publié, les 23 et 24 septembre, des reportages du journaliste Jonas Moulenda sur le bilan des violences postélectorales à Port-Gentil (Ouest), fief de l’opposant Pierre Mamboundou. Le journal affirme que "le nombre de victimes peut atteindre 22 personnes", alors que le bilan officiel est de trois morts. Il avance également qu’au moins trois personnes sont mortes des suites de tirs des forces de l’ordre, alors que le gouvernement, de son côté, prétend que l’armée n’a pas fait pas usage de ses armes.

Depuis quelques semaines, le climat pour la presse est délétère au Gabon et plusieurs journalistes sont victimes de harcèlement, voire de chantage, de la part des autorités comme de partisans de l’opposition.

Par ailleurs, les équipements de la chaîne de télévision TV + Gabon, appartenant à l’ancien candidat à l’élection présidentielle André Mba Obame, viennent d’être saisis dans l’intérieur du pays. Cette décision a été ordonnée par le secrétaire général du ministère de la Communication.

samedi, 19 septembre 2009

étouffer sur Internet toute expression d’une société civile qui se constitue

Deux blogueurs cubains, Luis Felipe González Rojas et Yosvany Anzardo Hernández, ont été arrêtés et passés à tabac par la police le 10 septembre 2009 à Holguín (Est). Leurs ordinateurs et téléphones portables ont été confisqués. Luis Felipe González Rojas a finalement été libéré après quatre heures de détention. Yosvany Anzardo est toujours détenu. Cuba compte désormais vingt-six journalistes emprisonnés.

Luis Felipe Gonzáles avait récemment donné une interview à Radio Marti, cause probable de son arrestation. Il écrivait régulièrement sur son blog Animal de Ancatarilla (www.cubaencuentro.com). Yosvany Anzardo est le directeur du journal en ligne Candonga (www.candonga.org), destiné aux Cubains de l’intérieur, toujours inaccessible à ce jour. Il collabore depuis plus de trois ans au site Payo Libre, basé à Miami. Selon le directeur de Payo Libre, Pablo Rodriguez Carvajal, Yosvani n’a pas pu communiquer avec sa famille depuis son interpellation.

Par ailleurs, le 28 août, le site de Voces Cubanas (http://vocescubanas.com/) a été rendu inaccessible depuis l’île. Il en va de même pour Payo Libre depuis le 10 septembre. Le blog de Lia Villares (www.habanemia.blogspot.com) est également bloqué, ainsi que celui de Yoani Sánchez, Generacion Y (www.desdecuba.com/generaciony/). Voces Cubanas est une plateforme qui soutient les blogueurs indépendants de l’île.

Reporters sans frontières a déclaré que :

  • "Les autorités s’emploient à étouffer sur Internet toute expression d’une société civile qui se constitue. La censure relève en ce sens d’une dénégation du gouvernement face aux évolutions de l’île, présentes et à venir, qui échappent à son contrôle.
  • Il est plus que temps que les chancelleries étangères rappellent aux autorités cubaines leurs obligations consécutives à la signature, en février 2008, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies"
  • Le gouvernement cubain bloque régulièrement des sites consacrés à la vie quotidienne dans l’île, avant de les remettre en ligne pour un laps de temps assez court. Cette tactique de censure à répétition est un moyen de décourager toute information alternative, et de dérouter la presse étrangère, peu représentée dans l’île et surveillée de près par les autorités.

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dimanche, 13 septembre 2009

Un moine tibétain mort dans une prison chinoise

Phuntsok Lhundup, 32 ans, avait disparu depuis son arrestation le 10 mars 2008. Son corps a été rendu à sa famille. Il serait décédé mi-août, à la suite de tortures subies en détention

Agé de 32 ans, Phuntsok Lhundup, moine bouddhiste du monastère de Drepung, avait été arrêté le 10 mars 2008 lors des manifestations non-violentes à Lhassa, au Tibet. Depuis, sa famille pas plus que son monastère n'avaient pu obtenir de nouvelles de lui. Jusqu'à ce que son cadavre soit remis à ses proches en août, comme l'annonce Asianews, agence catholique spécialisée dans les questions religieuses en Asie.

Selon le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, le moine, originaire du village No.8, Tso-doe, dans le comté de Phenpo Lhundup, près de Lhassa, serait décédé en prison vers la mi-août, sous le coup des tortures, mauvais traitements et de l'isolement.

Le 10 mars 2008, le jeune Phuntsok avait participé avec 300 autres moines de Drepung à une marche pacifique pour protester contre la politique chinoise au Tibet. Lui et des dizaines d'autres avaient été arrêtés par les forces de sécurité. A ce jour, le monastère de Drepung est toujours sans nouvelles d'un autre moine, arrêté lui aussi il y a plus d'un an.

La-croix.com avec Asianews

mercredi, 09 septembre 2009

Un défenseur de la censure candidat à la direction de l’Unesco

Les négociations pour la désignation du nouveau directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ont débuté à Paris. Pour la première fois depuis dix ans, l’Unesco doit élire un nouveau directeur, qui succèdera au Japonais Koïchiro Matsuura. Le Conseil exécutif de l’Unesco fera son choix lors de sa session du 7 au 23 septembre, par un vote à bulletin secret. Neuf candidats sont en lice, dont le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni.

Reporters sans frontières tient à souligner qu’un des mandats de l’Unesco est la promotion de la liberté d’expression et de la liberté de la presse en tant que droits fondamentaux de la personne. Cette agence onusienne a pour vocation d’encourager l’indépendance et le pluralisme des médias comme conditions préalables et comme facteurs majeurs de démocratisation, et la libre circulation de l’information, notamment sur Internet.

Pour RSF :

  • « Farouk Hosni doit apporter les garanties nécessaires de son attachement à de telles valeurs. Ce qu’il n’a pas réussi à démontrer au cours des vingt-deux dernières années. Le ministre égyptien doit donner des gages de son engagement sans faille pour la liberté d’expression, en condamnant publiquement les violations de la liberté de la presse et les arrestations de blogueurs »,
  • Farouk Hosni est ministre de la Culture de la République arabe d’Egypte depuis 1987. Au cours de cette période, ce ministre d’Hosni Moubarak a été l’un des acteurs principaux de la censure en Egypte, n’ayant eu de cesse de vouloir contrôler la liberté de la presse, mais également la liberté d’information des citoyens.
  • Ainsi la création d’un journal en Egypte requiert non seulement l’aval du Haut Conseil de la presse, dirigé par le chef de l’Etat, mais également celui du Conseil des ministres et des différents services de sécurité. En cas de publication d’articles apparentés à des “menaces à la sécurité nationale”, les autorités peuvent arbitrairement fermer le journal. En outre, 99% des maisons de presse lui appartenant, le gouvernement égyptien conserve une mainmise sur l’impression des titres. Ceci lui donne la possibilité de censurer à tout moment la publication d’un journal.

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