mercredi, 08 septembre 2010

L'Union ne peut tolérer aucune politique discriminatoire

"Ce débat peut être utile à deux conditions: s'il permet d'améliorer les conditions de vie d'une population, celle de 10 millions de Roms, qui vivent aujourd'hui dans une extrême précarité; et s'il permet à chacun de faire face à ses responsabilités", a lancé hier Marielle DE SARNEZ, vice-présidente du MoDem à l'adresse de la commissaire en charge des Droits fondamentaux lors d'un débat sur la situation des Roms en Europe au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg :

  • Chacun doit balayer devant sa porte,
  • Les pays d'origine tout d'abord où doit être menée une politique d'intégration plus efficace. Trop souvent les Roms y sont laissés pour compte, marginalisés. Ceci doit changer.
  • Mais aussi les pays d'accueil où les responsables politiques - je pense à l'Italie hier ou à la France, mon pays, aujourd'hui- ont donné le sentiment, trop souvent, de montrer du doigt, de stigmatiser une communauté tout entière et d'en faire le bouc-émissaire facile de toutes les craintes et de toutes les peurs. Ceci n'est pas acceptable.
  • L'Union ne peut tolérer aucune politique discriminatoire.
  • L'Union européenne enfin, qui n'a pas pris la véritable mesure de cette question au moment de l'élargissement. Les milliards dépensés n'ont en rien amélioré la situation quotidienne des Roms.
  • Il faut rattraper le temps perdu, mettre en place un plan d'intégration de grande ampleur, impliquant Commission, Etats-membres et les collectivités locales qui trop souvent se substituent à l'Etat pour l'accueil des Roms.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/trackback/2890049

Les commentaires sont fermés.