dimanche, 16 novembre 2008

Quand Sarkozy fait reculer l'Europe devant la Russie !

Nous avions :

  • souhaité que lors du Sommet UE-Russie de vendredi dernier, l'Union Européenne ne fasse pas "comme si rien ne s'était passé en Géorgie".
  • rappelé les propos de Graham WATSON, président de l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe "A un moment où la Russie peine à digérer des pertes massives sur les marchés financiers et affronte une baisse du prix du pétrole, les arguments économiques de l'UE, ajoutés à sa volonté de diversifier ses importations énergétiques, seront beaucoup plus persuasifs".

Malheureusement, il n'y en a rien été, et Nicolas Sarkozy (peut être déçu de la défaite du camp républicain aux Etats Unis) a voulu faire un signe d'ouverture envers le président russe, en reprenant l'idée de "pacte de sécurité" pan-européen, lancée par M. Medvedev en juin à Berlin.
Le Président en exercice de l'UE a semblé vouloir dépasser les problèmes nés de l'intervention militaire russe en Géorgie en août :

  • Il a ainsi indiqué que les pourparlers entre les Vingt-Sept et Moscou sur un accord de partenariat renforcé, suspendus au début de cette guerre, reprendront le 2 décembre.
  • S'il a demandé aux Russes de "faire des progrès" dans le retrait de leurs troupes de Géorgie, le président français a néanmoins estimé qu'ils avaient rempli "l'essentiel" de leurs engagements.

Les démocraties européennes ont ainsi, sans réelle raison, plié devant la Russie.On peut donc malheureusement craindre que les troupes armées russes demeurent longtemps dans les provinces de Géorgie dont la Russie a reconnu l'indépendance, et que cela incite l'armée russe a engagé d'autres opérations militaires de ce type.

Compte tenu du niveau actuel des prix pétroliers, l'Europe avait pourtant les moyens de faire pression sur la Russie !

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/trackback/1899444

Commentaires

Je pense qu'il faut anticiper une inflexion de la politique américaine à l'endroit de la Russie, celle-ci entre dans une période de turbulence économique, n'ayant presque rien d'autre à vendre que de l'énergie dont le prix est déjà divisé par trois en quatre mois.

Ecrit par : Hervé Torchet | dimanche, 16 novembre 2008

Que nenni!

Ecrit par : Martine | dimanche, 16 novembre 2008

Ecrire un commentaire