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samedi, 01 novembre 2008

La CAMIF, un modèle qui n'a pas su s'adapter

Certains politiques, comme Ségolène Royal ou le journal communiste L'Humanité, voudraient aujourd'hui venir en aide à la CAMIF, en présentant cette entreprise comme viable et seulement victime de la crise financière.

Rappelons toutefois que la CAMIF était déjà en grande difficulté au début de l'été, et qu'elle avait été alors sauvée par un apport financier de fonds étrangers.

La CAMIF, créée comme un groupement d'achat coopératif pour le monde enseignant, n'a en fait pas su évoluer face aux évolutions du commerce de l'ameublement et de l'équipement familial.

A l'origine, la CAMIF n'avait que peu de réels concurrents :

  • elle mettait en avant des produits de qualité, face aux grandes enseignes nordistes plus populaires de vente par correspondance,
  • elle s'appuyait sur une base de clientèle assez fidèle (il était alors bien vu dans le milieu enseignant d'acheter à la CAMIF !).

Face au développement tout d'abord des grandes surfaces commerciales, la CAMIF :

  • s'est lancée dans l'implantation de ses propres magasins,
  • a tenté d'élargir sa clientèle, en ouvrant son catalogue à d'autres catégories de salariés par l'intermédiaire de comités d'entreprises,
  • s'est ensuite lancée sur Internet.

Mais quand on commence à s'affronter à la concurrence, il faut être capable d'afficher des avantages comparatifs : une politique de prix ou des produits à la mode (comme une enseigne de meubles nordiques), une politique de services (comme une autre marque de magasins d'électroménager), ...

Or la CAMIF a maintenu des prix relativement élevés avec semble-t-il, des délais de livraison relativement longs et un service après-vente assez médiocre.

Il ne faut donc pas s'étonner qu'elle ait rencontré des difficultés :

  • d'une part avec sa clientèle traditionnelle qui s'est mise à comparer les prix, notamment via Internet,
  • d'autre part, en échouant dans sa conquête de nouveaux clients.

Ségolène Royal peut donc apporter publiquement son soutien à cette entreprise localisée dans département d'adoption, il aujourd’hui peut être déjà un peu tard pour venir à son secours !

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Commentaires

votre commentaire sur la camif est abject allez dire ca aux employés virés comme des malpropres vous etes a gerber

Ecrit par : lherm | lundi, 03 novembre 2008

sympathisant du modem je suis scandalisé par ce discour liberal de merde je croyais que le modem etait un mouvement humaniste

Ecrit par : lherm | lundi, 03 novembre 2008

On peut être humaniste, mais une société quelle qu'elle soit (privée, mutualiste, ...) doit conserver une clientèle suffisante pour survivre.

Or le constat est que la clientèle d'origine de la CAMIF l'a peu à peu abandonnée.

Que proposes-tu lherm ?

Ecrit par : marc | lundi, 03 novembre 2008

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