jeudi, 23 octobre 2008

Un risque de fragilisation de l'ensemble des médias

Les journaux, les radios, les autres chaînes de télévision s'opposent toujours à l'augmentation du volume de publicité sur les deux principales chaînes privées (TF1 et M6).

Cette augmentation pourrait résulter de trois mesures combinées prévues par un décret :

  • l'autorisation d'une seconde coupure,
  • le passage à l'heure d'horloge,
  • l'augmentation du volume maximal de 144 à 216 minutes de publicité par jour.

Les opposants sont réunis dans un Groupement pour le pluralisme des médias qui assure réunir " tous les médias sauf TF1 et M6 ". Ils vont écrire aux parlementaires, après avoir été reçus à l'Elysée, Matignon et au CSA. Mais sans grand succès jusqu'à présent.

Leur courroux a encore augmenté suite à la récession du marché publicitaire (- 10 % en septembre à la radio et dans les magazines), et à la publication des tarifs publicitaires de TF1 et M6 pour 2009.

  • "En journée, TF1 va baisser ses tarifs de 20 %, a fustigé hier le PDG de NRJ, Jean-Paul Baudecroux. La télévision va ainsi devenir assez compétitive avec la radio. TF1 et M6 vont ainsi siphonner la radio, la presse et la TNT."
  • "La télévision devient le média le plus économique en coût pour mille ", a abondé Eric Elan, direc teur du développement de Lagardère publicité.
  • NRJ va donc "très prochainement" déposer un recours devant le Conseil de la concurrence contre TF1 et M6, qui détiennent 70 % du marché de la publicité télévisée, et sont soupçonnées de vouloir "évincer les chaînes de la TNT, sans parler d'une entente anticoncurrentielle".
  • L'association des chaînes du câble et du satellite Access envisage aussi de saisir pour avis le gendarme de la concurrence.

Selon un article publié dans le quotidien économique La Tribune

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