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dimanche, 20 avril 2008
Régime d'assurance chômage et politique salariale
Une opération de préparation psychologique à la baisse brutale des allocations de chômage après 6 mois de recherche d'emploi semble avoir été lancée par le gouvernement.
Apparemment les promoteurs de cette campagne, qui visent probablement à ponctionner sur le montant des cotisations UNEDIC le financement nécessaires d'autre mesures (petites retraites...) dont on a asséché les sources normales de financement (impôts pour les mesures de solidarité nationale ...), ne mesurent pas l'impact de la mesure envisagée :
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L'acceptation d'une baisse de salaire de 70%, signifie que le retour au salaire antérieur nécessiterait une augmentation de plus de 40%.
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Si l'entreprise accorde en moyenne 5% d'augmentation par an, ce qui n'est pas le cas de mon employeur, dont près de 3% correspondent à l'inflation, le retour au niveau de vie antérieur demanderait 17 ans, pas loin d'une demie carrière ! Bonjour l'amertume
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Si l'entreprise accorde un rattrapage plus rapide à ces anciens chômeurs, les augmentation ainsi allouées pèseront sur ce qui restera pour les autres salariés.
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Par ailleurs, l'écart de coût salarial est tel que le remplacement d'un salarié au tarif actuel par un de ces chômeurs devient (comptablement) rapidement rentable, même avec indemnité de départ par accord 'mutuel'. On arrive donc, par là aussi, à faire sauter la rigidité salariale, et à provoquer une baisse général des salaires.
L'importance de la baisse envisagée est donc de nature à créer une rupture dangereuse et devrait manifestement être limitée à une amplitude notablement inférieure sans violent effet de seuil (du genre 5% de baisse du salaire de référence par semestre).
Par ailleurs, l'idée de considérer uniformément le temps de trajet tolérable comme égal à 2H par jour, manque totalement de discernement :
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La durée de 2H de trajet par jour est manifestement inopposable à tout emploi à temps partiel et ne saurait correspondre à des temps de travail inférieurs à 7H sur site. 2H de trajets pour 6H de travail c'est déjà très lourd et certains postes sont fractionnés en plage de 2H.
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La durée de trajet considérée comme acceptable doit tenir compte du statut et des engagement du citoyen salarié. Les salariés chargés d'enfants ne peuvent s'absenter que pour des plages horaires contraintes. 2H de trajet plus 8H de travail plus 1H de repas, cela fait déjà 11H d'absence ce qui n'est généralement pas gérable avec des enfants.
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La durée de trajet de 2H peut être envisagée en transport en commun, si ceux-ci sont absents elle correspond à des temps de trajet en voiture coûteux et probablement non tolérable en termes de fatigue.
Bref, lancer des idées aussi simpliste relève plus de l'affichage idéologique (clairement inadéquat), que de la préparation de réformes utiles.
Yves G
09:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : unedic, anpe, entreprise, salarié, retraite, inflation










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