"A partir du 1er juillet, la France exercera, par rotation, la présidence du Conseil européen. A entendre certaines déclarations, cette présidence va permettre à la France de s'emparer de l'Europe et de la diriger à sa guise, au mieux de ses intérêts. C'est un absurde contresens qui risque d'accentuer l'image d'arrogance des Français, malheureusement répandue en Europe. A l'heure actuelle, cette présidence est exercée par la Slovénie, et personne n'imagine que la Slovénie cherche à imposer ses vues à l'Europe. Il ne s'agit pas d'une responsabilité néonationaliste, mais d'une fonction européenne, confiée successivement à chacun des Etats membres pour qu'il l'exerce pour le bien commun des Européens. C'est d'ailleurs cette même fonction que le traité de Lisbonne, reprenant la proposition de la Convention européenne, prévoit de confier dans l'avenir à un président stable, en précisant que celui-ci "ne peut pas exercer de mandat national".
Réjouissons-nous que la France soit appelée à être un des derniers pays à exercer une présidence tournante, et souhaitons que les 500 millions d'Européens puissent lui être reconnaissants du soin, de la modération et du savoir-faire qu'elle apportera à dégager des solutions communes aux problèmes qui entrent dans les compétences de l'Union européenne. "
(Note de Valery Giscard d'Estaing, publiée sur son blog, extraite de la Chronique de la pensée multiple publiée dans "Le Point" du 6 mars 2008)
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt










Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/trackback/1562005
Ecrire un commentaire