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vendredi, 11 avril 2008

Pour l'engagement du Modem pour le maintien d'une vraie politique familiale

La SNCF ayant enregistré l'an dernier un profit historique (environ 1 milliard d'euros), il est tentant pour l'Etat de lui faire payer une carte dont elle profite indirectement par le nombre de passagers qui en bénéficient.

Seulement voilà, on sait que la SNCF s'est engagé dans une démarche purement commerciale visant comme les compagnies aériennes à faire du remplissage, avec des prix d'appel pour un nombre de places très limité et des cartes payantes permettant d'accéder à des tarifs réduits mais avec un nombre de places limité.

C'est donc très différent de la carte famille nombreuse actuelle qui permettait aux familles nombreuses de bénéficier d'un tarif réduit avec des places non contingentées, dans la limite de la capacité des trains.

Le transfert, modeste dans son montant, envisagé par l'Etat touche au fondement même de la politique familiale volontariste remontant à l'entre-deux-guerres, et renforcée à la Libération gràce aux Ministres MRP, parti qui à l'époque avait réussi à faire émerger une force politique entre la gauche et la droite. "Si le MRP n'avait pas existé, la France se serait-elle dotée d'une législation familiale qui fut en son temps exemplaire ?", comme le rappelle le site de l'Amicale du MRP.

D'où les cris d'orfraie des associations familiales, la gauche, de son côté, restant relativement discrète. Pour elle, la redistribution en faveur des personnes les plus modestes, par l'impôt ou tout autre outil, est en effet prioritaire.

Voilà encore un domaine où le Modem doit faire entendre une position différente entre l'approche purement économique de l'UMP et l'approche Etatiste du PS.

Rappelons en effet que sans la politique familiale engagée par la France, la natalité serait plus faible, ce qui pèserait sur notre économie (comme au Japon), et rendrait demain encore plus difficile le financement des retraites, mais aussi le remboursement de la dette léguée par les gouvernements antérieurs et que le gouvernement actuel continue d'accroître.

Hervé Chefdeville

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