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jeudi, 10 avril 2008
Si l’on voulait annihiler cinquante ans de politique familiale, je crois qu’on ne s’y prendrait pas autrement !
A noter l'article publié hier dans le journal La Croix
Quelques extraits :
L’annonce de la fin de la compensation par l’État des tarifs sociaux de la SNCF, via la carte famille nombreuse, sonne pour beaucoup comme un coup porté à la politique familiale...
De quoi faire s’étrangler les associations familiales, très attachées au principe de la carte famille nombreuse et à son « universalité ». Dans un communiqué hostile à la récente annonce gouvernementale, l’Unaf dénonce des « économies faites sur le dos des familles » et prend soin d’ajouter que « la politique familiale doit rester du ressort de la solidarité nationale ». La précision n’est pas anodine.
Car depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, ce dossier manque de lisibilité, suscitant l’inquiétude de nombreux acteurs. « Si l’on voulait annihiler cinquante ans de politique familiale, je crois qu’on ne s’y prendrait pas autrement, déclare sans détour le président de Familles rurales, Thierry Damien. Par petites touches, de façon insidieuse, on remet en cause une approche exigeante qui a porté ses fruits. Du coup, un véritable climat de doute s’est installé ces derniers mois », regrette-t-il :
- Il y eut d’abord une absence remarquée : celle d’un ministre dédié à la famille...
- Il y eut ensuite la suppression de la Conférence de la famille avec l’ambition de mettre sur pied un Haut Conseil de la famille qui n’a toutefois pas encore vu le jour. Il y eut enfin des annonces d’économies très mal perçues, comme la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, qui, d’après les calculs de la Cnaf, se traduit par une perte de 138 millions d’euros pour les familles.
Un doute d’autant plus tenace que le Conseil de modernisation des politiques publiques semble lui aussi privilégier une approche « sociale » plutôt qu’« universelle » en la matière. Dans son rapport du 4 avril, on peut lire : « La première orientation consiste à renforcer la lutte contre la pauvreté dans l’évolution de la politique familiale. L’objectif (…) de réduction d’un tiers de la pauvreté en cinq ans conduit à privilégier l’objectif de redistribution verticale par rapport à celui de redistribution horizontale. Ceci suppose de questionner systématiquement l’intérêt et l’équité de prestations ou de dispositifs fiscaux. »
Au final, c’est une vision comptable qui semble aujourd’hui s’imposer. « Nous devrions être sereins : la branche famille est excédentaire et une secrétaire d’État vient d’être nommée. Et pourtant, ce n’est pas le cas ! », déplore Jean-Louis Deroussen, le président de la Cnaf, qui regrette une politique « à tiroirs », où les excédents d’une branche servent avant tout à éponger les déficits des autres (dépendance, retraites, santé).
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
08:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : famille, sarkozy, ump, udf, modem, morano










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Commentaires
en moins d'1 semaine , les mauvaises nouvelles qui se sont abattues sur les familles nombreuses ont été pires que les averses de ce début d'avril. supression des réductions sur les transports sncf, à se demander pourquoi dépenser de l'argent pour inciter les gens à prendre le train, augmentation du tarif du gaz 'donc des taxes liées à cette augmentation'. réduction des budgets liées à la formation et aux logements. Les Français savent maintenant pour qui ils ont vôté.
Ecrit par : houhou | jeudi, 10 avril 2008
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