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jeudi, 03 avril 2008
Rapport 2007 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
Instituée auprès du Premier ministre, la Miviludes est chargée notamment :
- D’observer et d’analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ou constituent une menace à l’ordre public ou sont contraires aux lois et règlements ;
- De favoriser, dans le respect des libertés publiques, la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre de ces agissements ;
- De contribuer à l’information et à la formation des agents publics dans ce domaine ;
- D’informer le public sur les risques, et le cas échéant les dangers, auxquels les dérives sectaires l’exposent et de faciliter la mise en oeuvre d’actions d’aide aux victimes de ces dérives.
Les "faux souvenirs induits", la "vente multiniveaux", certaines techniques de coaching en entreprise... Autant de pratiques recensées dans le dernier rapport 2007 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), publié aujourd'hui.
"Les sectes évoluent mais elles sont toujours là", estime Jean-Michel Roulet, président de la Miviludes, qui souligne qu'à partir de 2000, elles se sont "engouffrées" dans le domaine de l'accomplissement de soi, les unes dans l'humanitaire, les autres dans les techniques de "recherche de son moi profond" :
- Le travail sur la mémoire est une des bases de la psychanalyse, en revanche "le faux souvenir induit résulte de techniques d'autosuggestion ou d'une influence indue qu'exercent certains thérapeutes". Ceux-ci "manipulent" le patient en l'amenant à se rappeler des abus subis dans la petite enfance qui constituent le "syndrome du faux souvenir induit", dévastateur pour le patient lui-même et pour sa famille. Le phénomène est apparu aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XXe siècle et "se développe de manière inquiétante en France".
- C'est aussi au nom de la "sujétion de l'individu" que la Miviludes s'est intéressée à la "vente multiniveaux", qui consiste à proposer des produits ou services, le plus souvent liés au bien-être, et à convaincre les acheteurs de devenir vendeurs à leur tour. Ils n'ont pas de contrat de travail, sont rémunérés au pourcentage, et les plus convaincus finissent par quitter leur travail et ne plus fréquenter que les membres du réseau.
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Le rapport 2007 consacre également un chapitre à la "stratégie d'influence de la mouvance sectaire à l'international", notamment auprès de l'OSCE et particulièrement d'un de ses organismes, le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme). Plusieurs mouvements – la Miviludes cite la scientologie, les raéliens et les témoins de Jéhovah – viennent y dénoncer la lutte contre les dérives sectaires au nom des atteintes à la liberté religieuse. Toutes les interventions étant publiées, elles ont de ce fait une diffusion et une respectabilité assurées.
> consultez le rapport complet.
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
10:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : miviludes, gouvernement, ministre, dérive, secte, liberté










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