« Une politique économique jugée mauvaise par une large majorité de français | Page d'accueil | Bockel écarté pour avoir appelé le président Sarkozy à concrétiser ses promesses de "rupture" dans les relations franco-africaines ? »
mercredi, 19 mars 2008
Depuis 25 ans, nous vivons au-dessus de nos moyens
Jean Peyrelevade était l'invité des Grands Débats de BFM, le lundi 17 mars 2007.
Interrogé par Nicolas Doze sur le bilan du pouvoir, Jean Peyrelevade a :
- estimé que "la politique de Nicolas Sarkozy manque de lisibilité car elle manque de principes directeurs".
- mis en avant les "deux défauts fondamentaux de l'économie française" que sont "le déficit des finances publiques qui ne se réduit pas, or un Etat impécunieux est un Etat impuissant" et la "perte de compétitivité formidable de notre appareil productif depuis 2000" dont "le déficit du commerce extérieur est un signe."
- souligné que "ce sont les deux priorités sur lesquelles il faudrait agir", en remarquant que "sur ce terrain-là, la majorité actuelle manque de lisibilité car elle manque d'un diagnostic clair. Quant à la gauche, le discours positif sur ces deux sujets est totalement absent des discours officiels du Parti Socialiste".
Il a par ailleurs noté "qu'il y a une sorte de discordance profonde entre le verbe du Gouvernement et son action réelle" :
- "On parle sans arrêt de réformes et je reconnais que certaines d'entre-elles sont importantes, en tout cas dans l'ordre symbolique, la réforme des régimes des retraites, la réforme des universités…"
- mais "sur les sujets centraux : déficit public et compétitivité des entreprises, non seulement rien ne se passe mais la situation continue à se dégrader et va continuer à se dégrader"
Jean Peyrelevade s'est livré à un triple pari sur la future situation économique de la France :
- "Je parie qu'en 2008, les dépenses publiques vont continuer à augmenter plus vite que le PIB, c'est à dire que le déficit budgétaire ne se réduira pas".
- "Je parie qu'en 2008, le déficit du commerce extérieur va continuer à augmenter et que les marges des entreprises françaises vont continuer à diminuer
- et donc je parie qu'à la fin 2008, nous serons dans une situation encore plus dégradée
"Je constate que depuis un an, le mot de réforme est incantatoire" a insisté Jean Peyrelevade, "il cache la réalité que depuis 25 ans, nous vivons au-dessus de nos moyens".
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
16:00 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : déficit, compétitivité, peyrelevade, modem, démocrate, ps, gauche










Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/trackback/1522913
Ecrire un commentaire