vendredi, 29 février 2008
Absence de principe directeur de la politique économique du président de la République
Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, Jean Peyrelevade livre une analyse critique de la politique économique de Nicolas Sarkozy estimant "qu'un choc de confiance, ce n'est pas un axe."
Pour l'économiste, candidat pour le Mouvement démocrate dans le XVIème arrondissement, le président de la République "a commis deux erreurs fondamentales
- La première : ne pas remettre de l'ordre rapidement dans les finances publiques. Un Etat endetté est un Etat impuissant.
- La seconde : distribuer en année pleine 14 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux ménages."
J'ai été surpris par l'erreur de diagnostic. Quand les statistiques montrent depuis sept ans que la consommation excède l'offre, creusant le trou du commerce extérieur, donc que la production est incapable de suivre la consommation, le problème est un problème d'offre et non de demande. Sarkozy semble l'ignorer.
Autre surprise, l'absence de principe directeur de sa politique économique. Quel est l'axe ? ... Un «choc de confiance», ce n'est pas un axe.
lLutter contre la désindustrialisation... Ce combat est nécessaire, mais la méthode est inefficace : maintenir une base industrielle consiste d'abord à permettre aux entreprises de reconstituer leurs marges pour qu'elles puissent investir, fassent de la recherche, fabriquent de nouveaux produits. Notre politique économique fait les choses à l'envers. Je ne nie pas l'intérêt d interventions publiques ponctuelles. Elles ne fondent pas une doctrine. Il faut d'abord réunir en amont les conditions d'une bonne santé.
> Pour consulter cet entretien
Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt
10:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, peyrelevade, modem, dette, etat, cadeau


















Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/trackback/1489541
Commentaires
Cela est d'autant plus vrai que le choc de confiance voulu par Nicolas Sarkozy, via la loi sur le paquet fiscal, était voué à l'infertilité et ne pouvait avoir d'impact sur la croissance.
L'Economie est une science. Si elle est incertaine, elle n'en a pas moins des principes de base qui se vérifient.
http://emeyza.over-blog.com/article-12660659.html
Écrit par : Emmanuel MEYZA | vendredi, 29 février 2008
Écrire un commentaire