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jeudi, 17 janvier 2008

Giscard a de nouveau regretté «la disparition des symboles de l'Europe»

EXtraits d'un article publié dans Le Figaro d'hier

Valéry Giscard d'Estaing a sévèrement critiqué le traité de Lisbonne, porté par Nicolas Sarkozy. Aux yeux de celui qui présidait la Convention sur l'avenir de l'Europe, chargée de rédiger le projet de traité constitutionnel européen, le texte «marque un recul de l'ambition politique européenne».

Pour lui, le traité de Lisbonne signé le 13 décembre :

  • n'est qu'«un catalogue de modifications des traités antérieurs, dont la lecture devient pratiquement impossible»
  • «n'est pas lisible par un citoyen».
  • n'est pas simplifié, car il est plus long que le précédent».

VGE a toutefois reconnu que ce traité comportait «des avancées» et que «son adoption permettrait d'améliorer sensiblement le fonctionnement des institutions européennes».

Devant des députés de tous bords Valéry Giscard d'Estaing a précisé que chez certains «la demande de référendum est honnête», même si elle ne lui paraît pas «juridiquement justifiée». En revanche, « chez d'autres, c'est une opération politique, parce qu'ils pensent que c'est la seule chance de faire capoter le traité de Lisbonne» en rééditant 2005. Et si certains pays rejettent le nouveau traité européen, a demandé le député UMP Michel Herbillon ? Réponse de Giscard, évoquant notamment la Grande-Bretagne : le non d'un ou de plusieurs pays «n'empêchera pas l'adoption du texte. Ce ou ces pays devront demander un statut d'exception ou partir» de l'Union européenne.

Valéry Giscard d'Estaing a exclu d'être candidat à la présidence de l'UE. «J'ai passé l'âge de ce genre de fonction.» Mais il a surtout dressé le portrait du futur candidat. Un portrait-robot qui exclut de facto Tony Blair. «Il faut qu'il appartienne à un pays qui respecte tous les engagements européens», ce qui n'est à l'évidence pas le cas de la Grande-Bretagne, qui n'a jamais adopté l'euro et n'est pas dans l'espace Schengen.

Un avis partagé par Édouard Balladur, cf la note publiée hier

VGE a une nouvelle fois regretté «la disparition des symboles de l'Europe» que sont notamment le drapeau bleu étoilé, l'hymne et la devise («Unie dans la diversité»). «Le rôle des symboles est essentiel pour progresser dans la démarche de l'identité européenne», a affirmé l'ancien chef de l'État. Il juge «primordial» que la France s'associe à la déclaration du 6 décembre 2007 de seize États membres, annexée au traité de Lisbonne, qui veulent continuer à utiliser les symboles de l'Union.

Hervé CHEFDEVILLE

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