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lundi, 03 septembre 2007

Claude Géant se prend pour le Premier Ministre

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a assumé son "rôle politique" auprès de Nicolas Sarkozy et sa présence dans les médias, hier soir lors du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro de la rentrée, devançant François Fillon, convié ce matin sur France Inter.

Pendant près d'une heure, M. Guéant, qui s'est défini comme le "principal collaborateur" du chef de l'Etat, a abordé tous les sujets chauds du moment :

  • Il n'a pas hésité à corriger la ministre de l'Economie Christine Lagarde qui avait parlé un peu plus tôt de "plan de rigueur" dans la fonction publique. Lui préfère évoquer un "plan de revalorisation".
  • Sur le dénouement attendu du dossier Suez-GDF, M. Guéant a confirmé qu'une fusion était "en train de s'esquisser" et a admis qu'elle entraînerait de facto "une privatisation" du groupe gazier public.
  • Une ouverture du capital d'Areva, réclamée par la patronne du groupe nucléaire public Anne Lauvergeon? "Pas d'actualité", a-t-il tranché.
  • Sur les retraites ou la TVA sociale, sujets hautement sensibles, il ne s'est pas privé de fixer les termes du débat. "Augmenter la durée de cotisation", oui, mais pas forcément en relevant l'âge légal de la retraite, a-t-il assuré.
  • Le secrétaire général est encore allé jusqu'à s'interroger sur les "heures de scolarité" et le "programmes démentiels" des élèves, à la veille de la rentrée.

Cette importance médiatique et politique au côté d'un Nicolas Sarkozy parfois décrit en "omniprésident" devrait continuer à nourrir les interrogations sur la place de François Fillon :

  • M. Guéant s'était déjà exprimé longuement à la veille d'une intervention attendue du chef de gouvernement. Dans une ample interview à la Tribune, il annonçait des pans entiers de la déclaration de politique générale de M. Fillon, avec 24 heures d'avance.
  • A Matignon, on ne cache pas une certaine irritation, face à la présence dans les médias de proches du chef de l'Etat tels que Claude Guéant.
  • Alors même que M. Sarkozy a récemment qualifié M. Fillon de "collaborateur", l'entourage du Premier ministre a assuré que : "Un homme politique n'est jamais un collaborateur".

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