vendredi, 30 mars 2007
Hervé Morin récuse la politique "qui oppose les uns aux autres"
Hervé Morin, député-maire d'Epaignes, président de groupe à l'Assemblée, conseiller de François Bayrou pour la campagne présidentielle, était hier l’invité de Frédéric Mounier dans l'émission "Face aux Chrétiens", sur Radio Notre-Dame. Différents sujets d'actualité ont été abordés, et notamment l'évolution des sondages ou les récentes émeutes qui ont éclaté en Gare du Nord, à Paris, suite au contrôle d’un billet. D'autres sujets essentiels à François Bayrou, tels que l'Education et la construction européenne, ont également été soulevés.
Extraits de l'entretien :
- Hervé Morin refuse que la candidature de François Bayrou serve de "strapontin" à la gauche ou à la droite, mais partage l'idée qu'un centre démocrate réunisse des gens de droite modérée et de gauche moderne, en clair des socio-démocrates, qui pourrait comporter des tendances de tradition rocardienne. François Bayrou défend ce projet de gouvernement d'Union nationale, et il s'appuie sur le bilan de cinq années d'action gouvernementale ayant produit l'immobilisme du pays. Cela alors même que les pouvoirs ont été concentrés dans les mêmes mains, avec 363 députés à l'Assemblée nationale acquis à la cause de Jacques Chirac en 2002.
- Si François Bayrou est élu, 577 députés de la "majorité présidentielle" seront présentés pour les législatives comme le rappelle Hervé Morin. Ensuite, historiquement, et logiquement, comme en 1981, alors que tout le monde disait le contraire, les Français offriront une majorité en rapport à leur vote à l'élection présidentielle, afin de donner les moyens d'une politique cohérente. "Nous aurons des candidats qui incarneront notre majorité qu'ils soient sortant ou non. On a justement besoin d'un renouvellement", a-t-il souligné.
- Au chapitre des sondages, pour mémoire, concernant leur valeur prédictive et leurs fluctuations, Hervé Morin appelle les auditeurs à se souvenir des discours des "sondologues" lors des précédentes élections et de leurs défaillances. Il prend l'exemple de la candidature d'Edouard Balladur dont ils se demandaient s'il remporterait les élections dès le premier tour ou non. De même, en 2005, puisque le "Oui" à la Constitution européenne était acquis, la question était de savoir dans quelle mesure cela allait relancer la position politique de Jacques Chirac.
- A propos des récents incidents survenus à la gare du Nord entre des policiers et des émeutiers, Hervé Morin a affirmé que le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur n'était qu'un "trompe l'oeil". Il récuse la politique "qui oppose les uns aux autres". A cela François Bayrou apporte une autre solution : une politique globale de réimplantation de la République partout sur le territoire y compris, et surtout, dans les quartiers désertés par la présence de l'État. Pas uniquement l'État répressif, mais aussi l'État qui soutient, qui offre les moyens de l'excellence partout, par un système éducatif efficace. Par l'implantation de préfets de quartiers par exemple et pas simplement par des opérations de gendarmes mobiles ou de CRS, ou par la restauration de la police de proximité, composée de gens qui vivent dans ces quartiers, qui connaissent le contexte et la population. Le lien entre l'État et la population où qu'elle soit doit être recréé.
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09:24 Publié dans Bayrou Président | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














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