mardi, 15 mai 2012

Petits arrangements d'appareils ... pour protéger la Verte Cécile

Malgré des résultats médiocres d'Eva Joly candidate des Verts à la présidentielle, les appareils du PS et des Verts se sont employés à sauver l'accord électoral entre les 2 partis pour les législatives, garantissant à quelques apparatchiks des Verts des places éligibles.

Et ils ont commencé par protéger le parachutage de la responsable actuelle des Verts, Cécile Duflot, sur la 6ème circonscription de Paris :

  • il leur a d'abord fallu combattre les vélléités du tribun Mélanchon, prêt à découdre avec Cécile Duflot afin d'affirmer la place du Parti de Gauche devant les Verts : il leur a suffit de jouer sur ses ambitions médiatiques en lui conseillant d'aller affronter dans le Nord une candidate à la présidentielle,
  • restait ensuite à régler le cas de la député sortante PS Danièle Hoffman-Rispal résolue à se représenter devant ses électeurs quitte à se faire exclure du PS. Les énarques du PS ont beaucoup réfléchi et fini par trouver une solution : sûr de la victoire de la gauche aux législatives et que Cécile Duflot protégée l'emporterait, il ont proposé à Danièle Hoffman-Rispal d'accepter d'être suppléante en lui promettant qu'elle pourrait ainsi retourner siéger comme député,
  • Cécile Duflot rêve en effet tellement d'être ministre, qu'elle est prête à sacrifier un poste de député pour son parti, et à favoriser la sur-représentation du PS à l'Assemblée Nationale.

On retrouve ainsi des petits arrangements personnels partisans déjà mis en oeuvre il y a 5 ans par l'UMP et le Nouveau Centre, avec par exemple Frédéric Lefebvre, conseiller de Nicolas Sarkozy, parachuté suppléant d'André Santini à Issy les Moulineaux, puis devenu député, à la suite de la nomination de Santini comme Ministre.

Comme quoi, le changement pour le PS, c'est dès maintenant reproduire les petits arrangements qu'ils dénonçaient il y a 5 ans !

jeudi, 10 mai 2012

Le centre en France : lancement du rassemblement au centre pour le succès de la France

François Bayrou s'est exprimé ce jour à 17h pour lancer la constitution d'un rassemblement au centre pour les législatives. Quelques extraits :

  • "l'échec, c'est de renoncer à ce que l'on croit"
  • il faut un courant politique qui ne cherche pas l'échec des gouvernants, mais le succès de la France
  • Cette force ne peut être au centre, un vrai centre pour la 1ère fois. Car cette fois le centre est vraiment au centre
  • LE CENTRE POUR LA FRANCE : un courant central indépendant et libre
  • Cette force centrale c'est la garantie que pour la 1ère fois on refusera le sectarisme
  • Quand les décisions seront bonnes et courageuses la force centrale soutiendra le gouvernement
  • Non seulement, nous acceptons la diversité mais nous la souhaitons !


EN DIRECT - Conférence de presse de François... par bayrou

mercredi, 09 mai 2012

Fêtons l'Europe, pour une Europe fédérale

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Avec le Mouvement Européen France, fêtons l'Europe aujourd'hui 9 mai, et remobilisons nous pour faire avancer et rendre plus démocratique l'Union Européenne.

L’ensemble du réseau du Mouvement Européen-France se mobilise pour apporter sa propre richesse à la Fête de l’Europe !

Retrouvez sur le site du Mouvement Européen France tout ce que les sections locales du Mouvement Européen-France organisent pour vous à l’occasion de la Fête de l’Europe, du 8 au 15 mai.

lundi, 07 mai 2012

nous devons à la nation d’être une opposition constructive, une opposition exigeante et vigilante

Ce dimanche 6 mai 2012, le peuple français a choisi de confier la fonction suprême de l’Etat à François Hollande. Les Jeunes Démocrates en prennent acte. 

Nous observons que François Hollande obtient ce mandat, malgré des soutiens nombreux, diversifiés, et une campagne très droitière de son concurrent, à une majorité assez faible, avec l’un des taux de votes blancs ou nuls les plus importants de la Vème République, et un score cumulé des extrêmes approchant le tiers des suffrages exprimés au 1er tour.

Ceci illustre l’ampleur des défis, l’absence de dynamique collective majeure, et la difficulté qu’aura François Hollande à sortir de l’inertie. Il faudra pour se faire rassembler, et savoir transformer les peurs en une recherche d’espoir collectif crédible.

Si nous, humanistes, avons fait part de notre opposition aux dérives idéologiques de Nicolas Sarkozy, qui ne répondait pas non plus efficacement aux défis économiques, budgétaires, et sociaux, nous n’avons pas moins averti le président nouvellement élu des insuffisances de son programme que ce soit sur le plan économique, environnemental et surtout budgétaire.

François Hollande a conduit une campagne fondée sur le seul refus, légitime, des directions prises par le président sortant. Il ne pourra pas diriger de la même manière.

Il s’est appuyé sur une conception de la démocratie qui n’est pas la nôtre, où il a flatté les fantasmes plutôt que d’affronter les réalités. Il ne pourra pas diriger de la même manière.

Il lui appartient de prendre la mesure de sa fonction et des responsabilités majeures qui en découlent. Ce ne saurait être l’animation d’un camp. Ce ne saurait être le gouvernement par un camp, à tous les échelons, enfermé sur lui-même.

Dans ce contexte, la France aura besoin que se constitue une force centrale, large et rassemblée, à vocation parlementaire, éloignée des influences de tous les extrêmes, et porteuse du pluralisme qui fait qu’on gouverne par la raison et non sous les coups répétés de l’émotion et des besoins électoraux d’un camp contre l’autre.

Tant que François Hollande n’aura pas saisi la responsabilité historique qui est la sienne, et à chaque fois qu’il s’éloignera de l’intérêt général, nous nous devrons d’être une force d’opposition parlementaire et démocratique. Mais nous devons à la nation d’être une opposition constructive. Une opposition exigeante et vigilante capable de jouer le rôle de partenaire lorsque le Président de la République devra – car il le devra – faire les choix structurants du redressement des finances et de la relance de la capacité productive du pays. C’est alors dans l’unité nationale que les Français pourront puiser la force du sursaut.

Cette force centrale, j’ai la conviction qu’il est nécessaire qu’elle soit impulsée par les nouvelles générations, expliquant que c’est là que se trouve l’espoir des temps à venir.

Aussi, j’en appellerai à cette génération pour refuser de subir les temps qui s’ouvrent, mais à considérer qu’elle en a la responsabilité.

François-Xavier Pénicaud, Président des Jeunes Démocrates, Membre du bureau exécutif du Mouvement Démocrate.

dimanche, 06 mai 2012

Le plus grand risque pour la France serait de répéter 1981 !

Alors que la première urgence du nouveau président sera de rassembler les français, le plus grand risque pour la France serait de laisser le PS obtenir une majorité à l'Assemblée Nationale, et ainsi que ce parti ai une mainmise sur l'ensemble des institutions.

Il faut une démarche de vérité

François Bayrou a souligné dans une intervention ce dimanche 6 mai au soir que :

  • "Il faut une démarche de vérité. Beaucoup de problèmes ont été éludés, et beaucoup de solutions avancées ne correspondent pas à l’exigence de la situation grave qui s’imposera à nous.
  • Il faudra construire dans l’action un esprit d’unité nationale. Si la France s’unit, elle peut faire face. Si elle persiste dans ses divisions, elle échouera. C’est la responsabilité la plus importante du nouveau président de la République, et le plus important des souhaits qu’on doit formuler à l’heure où son mandat va commencer."

vendredi, 04 mai 2012

Mes autres divergences de fond avec Hollande

En plus des arguments développés dans ma note "A titre personnel, je vote contre Hollande", voici quelques autres divergences de fond avec François Hollande me consuisant à voter dimanche, par défaut, pour Nicolas Sarkozy :

  • la signification principale pour le PS du slogan "Le changement, c'est maintenant" c'est tout simplement de changer de l'UMP au PS les titulaires des principales fonctions du pouvoir : à l'Elysée, à Matignon et à l'Assemblée Nationale,
  • je ne partage pas la vision du PS selon laquelle les problèmes de l'éducation, et de l'administration en général, ne peuvent se régler qu'en augmentant le nombre de fonctionnaires, alors même que le rôle de tout gouvernant ou dirigeant passe par une recherche d'adaptation des moyens aux besoins,
  • Hollande a une vision de l'économie héritée des cours qu'il a suivi à l'ENA avec une vision purement keynesienne dans laquelle pour avoir de la croissance il suffit comme après la crise de 1929 d'agir sur la demande. Il oubli que le monde a fortement changé depuis avec une mondialisation de l'économie, et que de ce fait toute relance (comme l'a encore montré le récent plan de relance de Sarkozy) de la France, en absence d'une offre suffisante compétitive en France, se traduit en pratique par une hausse des importations et un creusement de la dette,
  • on critique le fait que Sarkozy ai repris des arguments d'extrême droite, de son côté Hollande s'est converti à l'extrême gauche en proclamant "la finance comme son principal ennemi" alors que les entreprises ne peuvent se développer que si elles trouvent des finances !
  • Hollande nous annonce une politique bureaucratique de limitation des prix de l'énergie (plafonnement des prix de l'essence, barèmes à seuil pour les prix de l'électricité et de gaz) alors que tous les experts soulignent que les prix de l'énergie sont appelés à croitre dans les années à venir et que la bonne pratique est de refléter l'ensemble des coûts afin d'inciter la population à faire des économies,
  • Hollande a cédé aux mirages des Verts qui pensent que les énergies renouvelables vont créer des milliers d'emplois alors qu'en pratique cela n'a réellement été le cas que tant que l'on a très largement subventionné certaines de ces énergies (notamment photovoltaiques et éolien). Vu l'endettement des pays européens, la plupart des pays sont aujourd'hui en train de réduire très fortement les subventions, et on voit partout en Europe des annonces de faillite d'entreprises de ce secteur : une grande partie des panneaux photovoltaiques sont aujourd'hui fabriqués en Chine, et perdent de ce fait compte tenu des process de fabrication et du transport beaucoup de leur intérêt du point de vue développement durable !

jeudi, 03 mai 2012

A titre personnel, je vote contre Hollande

François Bayrou vient de s'exprimer : il ne donne pas de consignes de vote, mais a précisé à titre personnel son vote.

A la différence de nombreux militants ou élus, j'ai attendu sa poition avant de m'exprimer.

  • Il y a 5 ans, j'ai voté par défaut Royal, ne partageant pas les valeurs de Sarkozy.
  • Après longue réflexion, et au regard de la situation économique de notre pays et de son endettement, je voterais dimanche contre Hollande, c'est-à-dire par défaut Sarkozy.

Les principales raisons de mon choix sont mes désaccords de fond avec Hollande sur de nombreux points :

  • sa politique économique et budgétaire qui va conduire à une catastrophe pour notre pays, avec notamment des annonces massives de créations de fonctionnaires,
  • sa volonté d'une hégémonie du PS sur notre pays : en plus de la détention actuelle de la grande majorité des principales collectivités locales et de la présidence du Sénat, Hollande veut pour son parti, la présidence de la république, et le premier ministre, le principal groupe de députés, et donc la présidence de l'Assemblée Générale, c'est à dire une situation hégémonique jamais atteinte dans la  5ème république 
  • son choix d'une sortie progressive du nucléaire, alors que cette énergie est un des seuls atouts de l'économie et de l'industrie française
  • sa proposition de vote des immigrés qui va attiser les tensions communautaires, ...

vendredi, 27 avril 2012

Message de François Bayrou

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle n'ont pas été ce que nous espérions, mais je veux vous dire qu'ils sont porteurs d'espoir et nous placent en situation de responsabilité.

Permettez-moi de vous exprimer avant tout mes chaleureux remerciements pour le soutien et la mobilisation qui ont été les vôtres durant cette campagne. Vous avez été présents, actifs, volontaires, chaque jour. C'est auprès de vous que j'ai trouvé l'énergie nécessaire à ce combat.

Dans une campagne marquée par une bipolarisation écrasante, une forte montée des extrêmes, l'évitement des vrais sujets et le déni de la crise, ce sont plus de trois millions de Français qui nous ont fait confiance. Cela constitue une force considérable, une force d'avenir. Il est très important que le centre indépendant soit désormais identifié comme l'une des forces politiques principales de la démocratie française.

Très vite, nos concitoyens vont s'apercevoir de l'impasse dans laquelle les promesses inconsidérées des uns et des autres vont conduire la France.

Très vite, la course aux extrêmes va rendre plus que jamais nécessaire la constitution d'un grand pôle au centre de la vie politique, capable de résister aux démagogies et de travailler pour l'intérêt général.

Cette force, nous allons la construire ensemble.

En attendant, je vous adresse copie de la lettre que j'ai envoyée aux deux candidats finalistes pour éclairer le choix des Français. Vous verrez que j'ai souligné dans cette lettre l'importance que nous attachons aux valeurs de comportement, autant qu'aux orientations programmatiques en un moment de crise profonde du pays. Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

Je vous redis ma gratitude et vous assure de ma fidèle amitié.

François Bayrou

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lundi, 23 avril 2012

construire d'urgence une force d'équilibre au centre, qui résiste aux extrêmes et aux démagogies

François Bayrou a dressé ce soir le bilan de ce premier tour de l’élection présidentielle et tracé la ligne d'une force centrale, indépendante des extrêmes :

  • Je pense ce soir en premier lieu aux trois millions de Français qui m'ont apporté leurs suffrages. Ce n'est pas le score que nous espérions, mais ils sont une force et, de cette force le pays aura besoin car l'inquiétude que nous pouvions ressentir, celle sur laquelle j'ai alerté sans cesse, l'inquiétude sur la situation du pays, cette inquiétude est ce soir brûlante.

  • L'extrême-droite à 20 %, en France en 2012, c'est la gravité de la crise étalée devant tous les yeux, crise du chômage, crise économique, crise sociale, crise morale… et ces crises s'additionnent. Alors bien sûr notre score est au-dessous de nos attentes, mais ce que nous avions vu et diagnostiqué de l'état du pays, de l'état réel du pays, est là plus impressionnant que jamais.

  • Le mal français est là et il s'aggrave et le seul chemin disponible pour en sortir, ce sera un jour ou l'autre celui que nous avons proposé aux Français : une politique nouvelle, courageuse, qui aille pour une fois au fond des choses, soutenue par une union nationale pour remettre le pays sur ses rails.

  • Je vais m'adresser aux deux candidats sélectionnés pour le deuxième tour. Je vais leur dire ce qui est pour nous l'essentiel, en termes de valeurs, en termes d'actions à conduire, j'écouterai dans les jours qui viennent leurs réponses et je prendrai mes responsabilités.

  • Mais il suffit de regarder ce paysage éclaté, le trouble du pays, les difficultés économiques et financières pour comprendre que ce qu'il faut pour l'avenir, ce qu'il faut construire d'urgence, c'est une force d'équilibre au centre, qui résiste aux extrêmes et aux démagogies.

  • C'est cette force que nous devons construire avec tous les démocrates et les républicains, et nous devons aussi construire les institutions nouvelles qui empêcheront l'explosion qui menace notre pays.